l’album

Entre Orient et Occident, souvent à bout d’Histoire, la terre est lourde, ou légère. C’est selon : le pied décide. Paul-Michel admet cette double identité : morcelé et multiple, désuni et massif, entre sable et asphalte. Soi, l’autre en soi, et ces autres autour, comme autant de miroirs.

Dans la musique qu’il donne, ici, les mélodies s’entrecroisent et ne se fixent pas : c’est la polyphonie qui fait l’harmonie. Les lieux, les voix, les pas se mêlent, réminiscences heureuses ou souvenirs blessés, portés bientôt par la musique, comme une terre plus souple, enfin, qui se prend sur l’épaule.

–  Jacques Peraldi  –